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Les finances personnelles d’un expatrié – Une série en 4 parties Partie 1

Newcastle Upon Tyne
Newcastle Upon Tyne

Partie 1 – Visa et budget

Est-ce que l’idée de partir à l’étranger pour y travailler quelques années vous est déjà venue à l’esprit? Est-ce que pour vous l’idée d’une grande aventure d’expatrié est quelque chose d’attrayant? Vous êtes-vous déjà dit : « Oh oui, ça serait formidable, mais je ne peux pas me le permettre financièrement »? Si c’est le cas, peut-être que mon expérience pourrait vous rassurer et vous inspirer à faire le grand saut. Dans cette série de quatre articles, mon but est de vous parler de certains aspects à penser avant de partir vivre à l’étranger. Aujourd’hui, je vais vous parler de mon expérience avec la chose la plus importante à avoir en poche : le visa de travail. Ensuite, dans les articles suivants, je toucherai à l’hébergement, aux moyens de transport, à l’aspect bancaire et au magasinage en général. Restez à l’affût si vous ne voulez pas manquer cette série focalisant sur la vie d’expatrié.

Avant d’entrer dans le cœur du sujet, il serait bien de vous parler de mon expérience. J’ai quitté le Québec en septembre 2015 pour l’Angleterre. J’ai atterri à Newcastle Upon Tyne, une ville au nord-est de l’Angleterre. J’y ai vécu et travaillé pendant la totalité de mon visa de travail de 2 ans. Ensuite, j’ai déménagé en Nouvelle-Zélande, à Hamilton, une ville dans la région du Waikato sur l’île du Nord. Encore une fois, j’y suis restée pendant presque 2 ans. Pour ces deux destinations, j’ai quitté avec un visa me permettant de travailler, mais sans contrat de travail au préalable. J’ai réussi à vivre 4 ans à l’étranger sans casser la banque, alors je suis la preuve que c’est faisable!

Prendre la décision de quitter pour une longue période n’est jamais facile; faire la liste des aspects positifs et négatifs qu’une telle décision peut avoir sur votre futur et y évaluer les risques est la première chose à faire. Une bonne façon de commencer est en consultant différents sites web sur le pays convoité (les sites gouvernementaux sont toujours un bon départ!) et les blogues sur la vie d’expatrié. Dans mon cas, cela m’a pris environ un an avant de prendre l’initiative d’entamer le processus de visa. Parce que ce processus peut être long, stressant et dispendieux, il est important d’être certain à 100% de votre décision.

Alors, parlons un peu de visa de travail! Gardez en tête que chaque pays a ses propres règles et que cet article est basé sur mon expérience seulement. Mon but est de décrypter le processus d’un point de vue personnel et non légal. Si vous cherchez des conseils officiels et légaux, je vous recommande de contacter les services d’immigration pertinents.

Différents visas sont disponibles dépendamment de votre nationalité, de votre âge et de vos compétences professionnelles. Si vous commencez le processus sans avoir une offre d’emploi d’un employeur au préalable, la première chose à faire est de vérifier si vos compétences et expériences correspondent à leur liste d’emplois en situation de pénurie. Dans la plupart des cas, les gouvernements ont une liste de profession ouvertes aux travailleurs étrangers pour répondre à l’insuffisance de travailleurs locaux. En Nouvelle-Zélande, vous pouvez accéder à cette liste grâce au « Skill Shortage List Checker » et en Angleterre, elle s’appelle « Shortage Occupation List ». Si vos compétences s’y retrouvent, vous pouvez commencer à contacter des employeurs potentiels et essayer de vous faire commanditer pour un visa avant même de partir.

Si vous ne faites pas partie de ces heureux, ne vous découragez pas! D’autres programmes sont aussi ouverts pour les moins de 30 ans (et moins de 35 ans dans certains pays). Si vous faites partie de cette catégorie d’âge, il est relativement facile d’obtenir un visa sous le « Youth Mobility Scheme ». Ces programmes offrent en général un visa d’une durée de 1 à 2 ans et existent pour faire profiter les « jeunes » d’une expérience internationale. Vous n’avez pas besoin d’avoir une offre d’emploi pour y accéder et vous pouvez y appliquer seulement une fois dans votre vie. Dans mon cas, j’ai utilisé ce type de visa pour l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande. Même si c’est relativement facile d’y avoir accès, des exigences et des frais y sont associés. Par exemple, pour pouvoir obtenir le « UK Youth Mobility Visa », vous devez démontrer que vous avez au moins £1,890 d’économies dans votre compte en banque avant de partir, ce qu’il considère comme un fond de subsistance pour les premiers mois. Les frais du visa (à l’écriture de cet article) sont de £244 et vous devez payer une surcharge pour avoir accès à leur service de santé qui est de £300 par année (donc £600 si votre visa est pour 2 ans). Vous devez payer dans la devise locale, alors gardez un œil sur le taux de change. En 2015, quand j’ai quitté pour la première fois, le taux d’échange était d’environ £1 pour 2 CAD$… Je n’ai pas besoin de vous dire que j’ai dû creuser dans mes économies canadiennes!

Il existe aussi d’autres options de visas dont je n’ai pas discuté ici, mais vous devriez y jeter un coup d’œil si vous n’entrez pas dans une des catégories discutées plus haut. Vous pouvez, en général, obtenir un « visa de famille » si vous voulez rejoindre un membre de votre famille qui habite déjà dans le pays convoité ou un « visa d’héritage » si un de vos ancêtres était originaire du pays. Si vous regardez les visas et que vous trouvez tout ça trop laborieux, il existe plusieurs agences qui offrent leurs services pour vous aider à travers le processus. Par exemple, au Royaume-Uni, Select Visa Services propose un service clé en main pour £1000 (leur frais d’agence à ajouter aux frais du visa). Et finalement, en plus de ces coûts, n’oubliez pas d’ajouter les frais du billet d’avion à votre budget.

En espérant que ces informations vous donnent une idée des coûts initiaux et des économies dont vous aurez besoin pour le premier pas vers votre vie d’expatrié. Réfléchissez-y, soyez audacieux, vivre à l’étranger est un défi qui peut être tellement gratifiant! Comme mentionné plus haut, le prochain article de cette série sera sur l’hébergement.

Cynthia Côté