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Retraite : 5 stratégies pour optimiser votre décaissement

L’histoire de Carl Jensen, cet américain âgé de 43 ans ayant atteint l’indépendance financière en utilisant la méthode « FIRE », vous a démontré les bénéfices de la frugalité et l’importance de faire un budget pour vivre selon vos moyens. Or, au chapitre de la planification financière de la retraite, l’équation demeure incomplète sans le décaissement judicieux de vos actifs. Voici cinq stratégies pour faire durer votre patrimoine dans le temps !

 1) Conserver l’avantage fiscal que procurent les régimes enregistrés

Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un excellent véhicule pour vous constituer un pécule en prévision de cette période de la vie. L’un de ses avantages ? Les revenus de placement générés sont à l’abri de l’impôt tant qu’ils y demeurent investis. Par contre, au moment du retrait, la somme encaissée devient imposable, puisque les cotisations que vous y avez effectuées au préalable furent déductibles d’impôt. L’un des premiers principes suggérés au chapitre du décaissement demeure de profiter d’un avantage fiscal aussi longtemps que possible. Donc, avant de faire un retrait du REER — laissez-y les sommes fructifier le plus longtemps à l’abri de l’impôt — mieux vaut décaisser de vos épargnes non enregistrées, à titre d’exemple.

2) Patienter pour obtenir la bonification de certaines prestations gouvernementales

La Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV) et la rente de la Régie des rentes du Québec (RRQ) sont habituellement versées aux retraités à partir de 65 ans. Par contre, ces prestations augmentent de 36 % et 42 % respectivement si on ne les réclame qu’à 70 ans. À chaque mois de report durant lequel vous patientez, les deux rentes s’en trouvent bonifiées ! Une excellente assurance contre le risque de longévité ! L’astuce consiste alors à puiser dans votre épargne personnelle pour financer le train de vie souhaité jusqu’au déclenchement envisagé de celles-ci.

3) Retarder un décaissement qui vous fait passer à un taux d’imposition supérieur

Un autre principe de base suggère d’éviter un décaissement additionnel d’un compte enregistré qui ferait passer votre taux d’imposition à un jalon supérieur. En recevant une somme additionnelle d’un côté, vous risquez de devoir en rembourser une grande fraction de l’autre. Par exemple, les mieux nantis pourraient devoir rembourser une partie de la PSV reçue au préalable si leurs revenus dépassent un certain seuil. À l’inverse, une personne aux moyens limités pourrait perdre, en tout ou en partie, son Supplément de Revenu Garanti (SRG) si ses revenus, excluant la PSV, dépassent le seuil autorisé.

4) Éviter de planifier selon une recette universelle

Rappelez-vous que votre situation est… unique. Vous avez entendu parler de la règle des 70 %, qui suggère que vous devriez arriver à la retraite avec la capacité de remplacer 70 % du salaire annuel que vous receviez à la fin de votre vie active ? Ou, encore, vos proches vous recommandent de décaisser 4 % annuellement de votre portefeuille pour assumer votre coût de vie ? Méfiez-vous : ces règles du pouce ne s’appliquent pas de façon universelle. Si vous souhaitez un plan de décaissement digne de ce nom, un planificateur financier est le professionnel à consulter pour obtenir l’heure juste.

5) Estimer adéquatement votre coût de vie après impôt

Pour faire durer vos deniers, l’idéal demeure de décaisser de vos actifs le minimum requis après impôt pour assumer votre coût de vie à la retraite. Constatez les variations monétaires à votre logiciel budgétaire : certaines dépenses s’éliminent d’elles-mêmes alors que d’autres postes gagnent en importance. À titre d’exemple, nul besoin d’être tiré à quatre épingles pour lire sur votre terrasse. Nul besoin aussi d’engloutir 100 dollars par semaine en essence pour vous transporter jusqu’au boulot. Par contre, il est probable que vos dépenses discrétionnaires (voyages, restaurants, loisirs, etc.) seront nettement supérieures à ce qu’elles étaient auparavant.

En bref :

  • Un plan de décaissement évolue dans le temps : il est dynamique, et non statique. Révisez-le à intervalles réguliers.
  • D’autres stratégies sont disponibles pour optimiser votre fiscalité au moment de la retraite. Le fractionnement de revenus, à titre d’exemple. Parlez-en à votre conseiller de confiance !

Dominique Lamy, fondateur et président

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